Lieu
Le marché, avant l'heure
Il y a deux sortes de nuits blanches. Celles où l'on se bat avec les draps, et celles où l'on cède. Ce matin, j'ai cédé.
Carnet & essais
Lieu
Il y a deux sortes de nuits blanches. Celles où l'on se bat avec les draps, et celles où l'on cède. Ce matin, j'ai cédé.
Matière
On me dit souvent de la jeter. Mais chaque matin, ma main choisit cette porcelaine fine et son défaut familier, sur l'étagère du haut.
Lecture
Cinq heures de sommeil. Le parquet froid sous les pieds et un petit livre noir sur la table. Parfois, la meilleure façon de saluer le jour est de lire celui qui voulait le maudire.
Carnet
Cinq heures de sommeil, c'est un vieux contrat. Le corps le sait, il n'y a rien à discuter.
Matière
Certains parfums ne sentent pas une fleur ou un fruit. Ils sentent une saison, un silence. Le mien sent le bois froid et la cire des maisons où l'on attend.
Lecture
On la dit légère, facile. Mais la prose de Françoise Sagan est une chose sérieuse, qui se glisse dans un sac et se lit entre deux rendez-vous, comme une politesse faite à soi-même.
Lieu
On croit que dîner seule est un aveu de solitude. C’est le contraire : un poste d’observation privilégié. Chronique de trois tables parisiennes où le silence est peuplé de détails.
Correspondance
Une lettre à une mère absente, pianiste. Sur les gestes qui restent et les mots qui n'ont pas été dits, un après-midi d'hiver dans la ville.
Lieu
Je suis revenue seule, sans le dire à personne. Juste pour pousser une porte et vérifier que la cour de mes seize ans existe encore en dehors de ma tête.
Matière
Elles ne sont pas un simple bijou. C’est un poids familier contre la peau, le froid du métal chaque matin, une conversation silencieuse qui se porte à l’oreille.